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Un peu de répit pour plonger au sud
Le vent est tombé à 25 nœuds, accordant quelques heures plus faciles aux concurrents qui plongent vers le Cap Horn. Groupama et PUMA ont été épargnés par le Grand Sud et mènent toujours. Telefónica a dû freiner à cause d’une étrave endommagée, CAMPER se dérouter vers le Chili pour la même raison. Sanya vient d’annoncer qu’il rejoindra la course à Miami.
"On est passé du mode ‘survivre et garder le bateau entier’ au mode ‘aller vite’."
Le vent s’est calmé, 20 à 25 nœuds d’ouest, et les vagues se sont assagies. Alors les équipages ont renvoyé de la toile et les Volvo Open 70 ont enfin pu accélérer.
Groupama sailing team, premier, et PUMA Ocean Racing, deuxième à 46 milles à 16h UTC, filent à une vingtaine de nœuds.
« On est passé du mode ‘survivre et garder le bateau entier’ au mode ‘aller vite’, » confirme le navigateur de PUMA Tom Addis. « On navigue de nouveau à nos chiffres habituels. La mer moins creuse en est en grande partie responsable. »
À trois jours du Cap Horn et à plus de 300 milles de la limite est des glaces, Français et Américains creusent leur avance en attendant que le vent et la mer forcissent encore. Une météo extrême est de nouveau attendue mardi et mercredi.
Addis : « Pour l’heure, la ligne des glaces limite les options tactiques. Une fois éloignés de la zone d’exclusion, il y en aura bien plus. C’est sûr : les options seront nombreuses après le Horn. »
Tout va bien en tête de flotte donc, même si Phil Harmer, barreur et régleur pour Groupama 4, s’est blessé à l’épaule. Derrière eux, par contre, on ralentit plus qu’on accélère.
Telefónica « soigne une étrave un peu abimée, » d’après le chef de quart Neal McDonald.
« Ça va, on se bagarre. On essaye juste de s’assurer qu’on ne l’abîme pas plus. On pourrait pousser mais on pense que ça causerait des problèmes supplémentaires. »
Les Espagnols sont troisièmes à 236 milles des premiers : ils ont perdu 100 milles en 24 heures.
« Deux de nos gars sont à l’étrave depuis ce qui semble être une semaine, » ajoute McDonald. « Pepe (Ribes) essaye de la réparer. On va continuer comme ça et on verra ce que ça donne. Pour le moment, à ce rythme, ça a l’air stable. »
CAMPER with Emirates Team New Zealand fait toujours route plus au nord pour s’arrêter à Puerto Montt, au Chili. Le bateau rouge est à 536 milles des leaders et son étrave endommagée le freine à 10 nœuds …
Abu Dhabi est cinquième à 1176 milles et attend que le vent rentre après plusieurs jours bloqué dans une dorsale anticyclonique.
Team Sanya, enfin, est attendu mardi soir dans le port néo-zélandais de Tauranga. L’équipage de Mike Sanderson préparera immédiatement le bateau pour son transit en cargo vers Savannah, aux Etats-Unis (29 mars – 27 avril).
Une fois réparé à Savannah, le bateau reprendra la course à Miami et devrait disputer la course In-Port du 19 mai et être au départ de l’étape 7 pour Lisbonne le 20 mai.
À contrecœur, il renonce donc à l’escale brésilienne.









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Bravo messieurs, Il n'y a pas de mots face aux conditions de navigation que vous rencontrez. "Chapeau bas !", vous êtes la "crème de la crème" des aventuriers d'un nouveau monde. Le monde des grands !
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