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Expertise australienne
Chris Nicholson et Neil Cox ont déjà supervisé la construction de deux bateaux pour la Volvo Ocean Race. Mais, de la monotypie au partage d'expérience, leur participation au développement du nouveau bateau est un peu différente.
"Il y a plusieurs équipages en jeu, dont une équipe féminine, et tous auront leurs points de vue" - Chris Nicholson
En 2008-09, Nicholson et Cox avaient aidé à développer l’il mostro de PUMA. En 2011-12, ils ont supervisé le projet de CAMPER comme skipper et responsable à terre. Aujourd’hui, ils assistent l’organisation de la course dans le développement du nouveau monotype de 65 pieds destiné aux deux prochaines éditions.
Après avoir participé à l’atelier "plan de pont" organisé par le chantier breton Multiplast, et avant de repartir pour le bureau de Farr, l’architecte du bateau, aux Etats-Unis, les deux Australiens sont passés au quartier général d’Alicante.
« La Volvo Ocean Race veut livrer aux équipes un bateau prêt à naviguer, » explique Coxy. « Notre travail est de minimiser le boulot supplémentaire à la mise à l’eau du nouveau monotype. »
Et Nicholson d’ajouter : « Ce qui nous différencie, Coxy et moi, c’est qu’on a suivi les projets de PUMA en 2008-09 et de CAMPER with Emirates Team New Zealand en 2011-12, du tout début jusqu’à la construction et pendant la course. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui comprennent les implications de certaines décisions sur d’autres parties du programme. J’espère que ça pourra aider. »
Deux fois athlète olympique, le discret Nicholson a disputé sa quatrième Volvo Ocean Race en tant que skipper de CAMPER. C’était aussi la quatrième participation de Cox. Bien avant l’annonce du nouveau monotype, ils étaient tous les deux impliqués dans les groupes de travail autour du projet. Désormais consultants, ils avouent un exercice assez différent.
« Ce n'est pas simple, » confie Nicholson, « puisqu’avant, on s’occupait de 10 autres équipiers et d’un sponsor. Ici, il y a plusieurs équipages en jeu, dont une équipe féminine, et tous auront leurs points de vue. Ca ne pourra pas complètement plaire à tout le monde mais je pense que le produit final sera sympa. »
Après un atelier d’une semaine à Multiplast, l’un des quatre chantiers du consortium en charge de la construction du nouveau bateau, les deux hommes se sont pris d’enthousiasme pour le projet.
« En France, c’était bien car il y avait pas mal de monde qui avait déjà fait la course, » affirme Cox. « Tous étaient là pour les bonnes raisons, pour essayer d’apporter de l’info positive. Le bateau n’est pas juste pour nous – il est destiné à toutes ces personnes de l’industrie qui vont nous devoir les six prochaines années de leurs vies ! »
Et la monotypie séduit le skipper Nico, qui ajoute que « la compétition sera fantastique. La carène est plus sûre en elle-même, et le pont sera donc plus sûr. Mais surtout, le progrès le plus important, c’est que les sponsors seront certains d’avoir un bateau rapide. C’était leur plus grand souci dans le passé ; ce problème n’existe plus. C’est un succès en soi. »









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